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    Cuenca, Loja, Vilcabamba  18 mars - 12 avril 2012  Les aventures de Milyne en EquateurCuenca, Loja, Vilcabamba

    Comme souvent, Milyne fait partie de nos aventures. A bord du camping-car dans l'est-australien, sur la pirogue à Madagascar ou sur les plages de Maurice, elle partage avec nous de beaux moments de découverte. C'est donc tout naturellement qu'elle avait décidé de nous retrouver sur le continent sud américain. Son choix s'était porté sur l'Equateur pour des raisons de dates mais aussi parce que ce petit pays n'est pas une destination très connue. Sans doute également une petite envie de Galapagos...

    Après plus de 3 semaines, sûr qu'elle ne regrette pas son choix. Pour l'occasion, elle a opté pour un superbe sac à dos histoire de devenir un "Mochila".

    Ensemble, nous avons :

    arpenté les rues pluvieuses de Quito

    passé des momentsLes aventures de Milyne en Equateur inoubliables Les aventures de Milyne en Equateuraux GalapagosLes aventures de Milyne en Equateur

    Les aventures de Milyne en Equateur

    sillonné les vertes Les aventures de Milyne en Equateurmontagnes du paysLes aventures de Milyne en Equateur (sans voir les volcans!!)

    profité des plusLes aventures de Milyne en Equateur beaux Les aventures de Milyne en Equateurmarchés

    goûté la richeLes aventures de Milyne en Equateur cuisineLes aventures de Milyne en Equateur équatorienneLes aventures de Milyne en Equateur

    testé de nombreuxLes aventures de Milyne en Equateur hôtels, Les aventures de Milyne en Equateurhostales, hospedajes,...Les aventures de Milyne en Equateur

    découvert Les aventures de Milyne en Equateuret sympathisé avec les quechuasLes aventures de Milyne en Equateur

     

     fait de drôlesLes aventures de Milyne en Equateur de rencontres...Les aventures de Milyne en Equateur

     

    trimballé nos mochilas Les aventures de Milyne en Equateur

      

    louna: c'était bien avec toi, je t'ai fait des câlins maintenant je t'envoie des bisous internetLes aventures de Milyne en Equateur

     Loryne: Tu as bien fait de choisir de venir en Equateur. On a passé de bons moments sous le soleil des Galapagos et même sous le grisaille...BisousLes aventures de Milyne en Equateur


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  • Chapeau Cuenca !!!Cuenca est la grande ville du sud et la troisième plus importante agglomération du pays après Guayaquil et Quito. Pourtant en la découvrant, nous n'avons pas l'impression d'être dans une grande ville. L'absence de hauts bâtiments et les rangées de petites maisons donnent plutôt la sensation de se trouver dans un village. Classée au Patrimoine Mondial, Cuenca respire le passé. Les rues pavées sont longées de bâtisses avec balcon dans un style typiquement espagnol. Chapeau Cuenca !!!Sans les voitures et les enseignes modernes on pourrait se croire dans une citée de Castille au temps de Don Quichotte. Chapeau Cuenca !!!Les facades pour la plupart, bien restaurées, cachent souvent des patios magnifiqueChapeau Cuenca !!!s. Les églises et chapelles sont éparpillées un peu partout. La cathédrale qui trône place Calderon est un immense édifice construit avec de minuscules briques rouges. Trois coupoles bleues turquoises la coiffent se confondant avec l'azur du ciel.Chapeau Cuenca !!!  

      

      

    En dehors de ces atouts, Cuenca est avant tout la ville du célèbre Panama.

    La recette pour réaliser son Panama;

     Malgré son nom, ce chapeau mondialement connu est bien fabriqué dans la région. La plante ("toquillas") qui sert à le tresser est récoltée dans l'Oriente ou sur la côte puis amenée jusqu'ici. Chapeau Cuenca !!!Après plusieurs étapes de séchage et nettoyage, les fibres sont soigneusement divisées dans la longueur. Dans les villages alentours, des petites mains expertes tissent les chapeaux. Chapeau Cuenca !!!A Sigsig où nous sommes allés, chaque femme se promène avec un lot de fibres qu'elle manipule avec une facilité déconcertante. Chaque samedi dans le même village se tient une feria où se vendent ces chapeaux "basiques". Pas encore terminés et de couleur paChapeau Cuenca !!!ille, les chapeaux sont ensuite passés dans plusieurs bains d'eau oxygénée en alternance avec des phases de séchage au soleil. La couleur blanche, plus raffinée est ainsi obtenue.Chapeau Cuenca !!! La presse va par la suite donner au couvre-chef sa forme définitive. Chapeau Cuenca !!!Les moules en aluminium sont évidemment très nombreux pour satisfaire les goût de chacun: traditionnel (Borsalino), rond, cow-boy, ... le choix ne manque pas. Après environ 5 passages sous une presse de 400kg, le chapeau est formé, ne reste plus qu'à lui appliquer une colle blanche nécessaire pour le rigidifier. Chapeau Cuenca !!!Un petit ruban et le tour est joué...

    Bien sûr, il existe différentes qualités de Panama à des prix variant entre 40 à 800 dollars. Selon la petitesse et le serrage de la fibre le chapeau est plus ou moins "fino". Les plus "finos" peuvent se rouler et retrouveront immanquablement leur forme d'origine. Magique!!

    Mais alors pourquoi on les appelle Panama???

    L'employé de musée du dit chapeau m'a donné la clé de l'énigme.

    Ce chapeau fabriqué en Equateur depuis la nuit des temps, était porté par les ouvriers qui creusèrent le Canal du Panama au début du XXème siècle. Le président Roosvelt lui donna une aura international en venant visiter les travaux avec sur ses quelques cheveux ce chapeau équatorien ...pardon Panama.

    Impossible de résister, avec Milyne nousChapeau Cuenca !!! avons fait le tour des fabricants de la ville. Au final nous avons fini par acheter un exemplaire chez un petit artisan.Chapeau Cuenca !!!

      

    Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ici personne ne porte de Chapeau Cuenca !!!"Panama". Trop cher pour les gens du coin, l'immense partie des chapeaux est exportée vers les USA, l'Europe et l'Asie. Toutes les têtes sont ici surmontées d'un chapeau blanc très rigide (peint et recouvert d'une épaisse couche de colle). Les artisans ont fort à faire car chacun fait réviser sa coiffe de temps en temps. Reblanchir, enduire de colle, changer le ruban ou redonner sa forme occupe ces professionels qui officient dans de petites boutiques. Chapeau Cuenca !!!

     

     


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  • IngapircaIngapircaDurant l'époque pré-colombienne, les Incas dominèrent cette partie du monde. Avec l'arrivée des espagnols, s'effondra en quelques années seulement un Empire immense. Aux temps de leur splendeur, les Incas cherchèrent à étendre leur puissance en dehors du Pérou. En Equateur, il reste peu de traces de leur expansion vers la côte pacifique. Ingapirca est le site le plus important du pays. Evidemment rien à voir avec les vestiges que nous verrons bientôt au Pérou.

     En guise d'apéritif, nous sommes donc allés 2 jours dans le village d'Ingapirca où quelques pierres et un bâtiment ovale peuvent être visités. Découvert en 1739 par La Condamine (cf ligne équatoriale) lors de l'expédition "Géodésie", le site n'est pas très grand mais idéalement placé sur une falaise. Entouré de montagnes et bordé par un rivière, l'endroit est très joli.

    A l'origine, les Canaris vivaient dans la région (900 av JC) et les Incas durent batailler ferme pour en venir à bout (XV). Devant tant de résistance, Il semble que les deux peuples se soient finalement mélangés pour former une seule communauté :  d'où le nom Ingapirca. Des doutes subsistent encore sur la fonction des batiments.Ingapirca IngapircaLe temple ovale rappelle l'orbite de la Terre autour de l'astre solaire. Les incas n'utilisant aucun mortier, les pierres s'ajustent parfaitement, joli travail!IngapircaIngapirca

    A l'image de la société pyramidale Inca, le chef et les riches vivaient dans les hauteurs de la cité laissant les plus modestes travailler et occuper les terres situées en contrebas.

    Pour visiter le site mieux vaut bien choisir son moment: pas mal de touristes (en majorité des équatoriens) rappliquent et une brume (on est à 3200m) épaisse envahit la zone plongeant les ruines sous une purée de pois.

    Le bus arrive! Nous chargeons les sacs et quittons, sous la pluie, le village d'Ingapirca. Direction Cuenca...Ingapirca


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    Guide Michelin Amérique du sudUGuide Michelin Amérique du sudnGuide Michelin Amérique du sud Un voyage se vit aussi à travers les papilles. Les paysages, les rencontres c'est bien beau mais n'oublions pas que l'on mange 3 fois par jour.

     En Argentine, mis à part les "asados" servis sans accompagnement, rien de très alléchant. Au Chili, plus de variété. On a aimé les soupes de "mariscos" et les "chorillanas" mais pas l'osmose non plus. L'influence du cousin US modifie sûrement les habitudes alimentaires et les chiliens s'envoient des quantités astronomiques de Hot dog bourrés de mayo et de ketchup. Très peu pour nous! 

    En Equateur en revanche, nous sommes entrés dans un autre univers. Ici, la cuisine est un art de vivre. Dans les rues, les marchés et les patios de comidas les mamas s'affairent autour des marmites et proposent des plats tous aussi bons les uns que les autres. Ici, pas d'élevages en batterie, pas de produits chimiques dans les fruits et légumes, des animaux nourris sainement. Dans chaque recette, une pincée magique de coriandre. Guide Michelin Amérique du sudChaque midi, pour 1 ou 2 dollars, les almuerzos remplissent nos estomacs. Guide Michelin Amérique du sudGuide Michelin Amérique du sudComposé d'une soupe (menestra ou caldo) et d'un plat (secundo) souvent à base de riz, grains, choclo (maïs blanc) et de poulet, l'almuerzo est toujours un agréable moment.  Le soir, une "merienda" suffit à nous rassasier. Notre coup coeur est de loin "el hornado de chancho". Un cochon entier, qui après 5 heures de cuisson, trône majestueusement sur un plateau. Chaque jour entre salade de fruits, patisseries, ... on ne se prive pas des petits plaisirs gustatifs qui s'offrent à nous...Voici un petit aperçu desplats que nous avons pu savourer.Guide Michelin Amérique du sudGuide Michelin Amérique du sud 

                                                                                Cuy (prononcer [couille!!!]) cochon d'inde à la broche                                 Caldo avec pattes de poule

            havas et humitas                         Guide Michelin Amérique du sudpain , fromage et figues confitesGuide Michelin Amérique du sudGuide Michelin Amérique du sudGuide Michelin Amérique du sudGuide Michelin Amérique du sudGuide Michelin Amérique du sudGuide Michelin Amérique du sud


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  • Le milieu du monde

    Passer quelques jours de plus à Otavalo nous aurait bien plu mais l'aventure nous appelle... En fin de matinée, nous laissons derrière nous cette ville qui restera un excellent souvenir. Nous suivons la Panaméricaine jusqu'au nord de Quito.

    Terminus: "la Mitad del Mundo". L'endroit est certes touristique mais pas commun. Rien de moins que la moitié du monde: latitude 0° 0'0" sur la ligne équatoriale.Du milieu du monde au sud de l'Equateur...

     Les équatoriens et de nombreux curieux venus d'ailleurs affluent dans ce "village" artificiel devenu le site le plus visité du pays. Les français y sont un peu chez eux grâce à une poignée de scientifiques hexagonaux qui au XVIII déterminèrent l'emplacement (à 300m près!) de la ligne de l'équateur. Ces aventuriers-savants dirigés par De la Condamine effectuèrent des mesures compliquées et des calculs complexes pour aboutir à ce résultat. Du milieu du monde au sud de l'Equateur...Du milieu du monde au sud de l'Equateur...Du milieu du monde au sud de l'Equateur...

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

      

    Peut-être seraient-ils surpris de voir qu'aujourd'hui leur "ligne" donne l'occasion à des touristes de prendre une photo (idiote ou rigolote) près d'un monument sans grand caractère.

     

      

    Naufrage à Ambato.

    Même sous la grisaille et la pluie qui nous accompagnent, les paysages traversés sont magiques. Les volcans sont malheureusement toujours invisibles mais les montagnes "décorées" par les mains des hommes suffisent au plaisir des yeux. Seule fausse note, l'horrible ville d'Ambato, où nous arrivons en fin d'après midi. Décidés à y passer la nuit, (un marché aura lieu le lendemain) nous finissons par fuir. Ecoeurés par tant de laideur architecturale et par le prix abusif des hôtels. Suite à ce naufrage, nous échouons, fatigués, à Pélileo. La pluie s'abat aussi sur ce bourg pas très sexy. L'hôtel San Pedro est top et on meurt de faim.

    Après une bonne nuit (de pluie), nous retentons notre chance à Ambato. Nouvelle déception: le marché est introuvable et même sous le soleil, la ville ne renvoie que sa laideur. Nous tirons un trait définitif sur Ambato et partons vers le petit village de Salasaka. Du milieu du monde au sud de l'Equateur...Coupé en deux par la nationale qui le traverse, l'endroit est nettement plus typique. Les hommes et les femmes portent le costume traditionnel. La plupart des femmes se baladent tout en filant de la laine de "borego" (mouton) qui passera ensuite sur les métiers à tisser. Du milieu du monde au sud de l'Equateur...

      

      

      

      

      

      

      

      

     Douche à Banos

    Deux heures plus tard, nous mettons à nouveau cap vers le centre-sud: destination Banos. Du milieu du monde au sud de l'Equateur...

    Connue pour ces thermes, appréciée des randonneurs, la ville s'étale entre des montagnes vertes et arrosées.

    Du milieu du monde au sud de l'Equateur...Le volcan Tungurahua, tout proche, est la plupart de temps masqué derrière d'épais nuages mais reste une menace permanente. En quasi perpétuelle activité, ses coups de colère provoquent des jets de pierres et de cendres qui obligent régulièrement les habitants à fuir. Nous arrivons sous la pluie et repartirons sous des averses. Il faut croire que l'endroit est humide...

    Entre temps, nous découvrirons le centre ville, partirons de nuit dans une "Chiva" (nom donné aux camionettes qui ,musique à tue-tête, amènent, de nuit, des touristes admirer des hauteurs la ville illuminée).

    Toujours sous des trombes d'eau, Létis et Roselyne s'aventureront vers "l'Oriente" pour toucher de plus près la culture Quechua (Kichwa).Du milieu du monde au sud de l'Equateur...Du milieu du monde au sud de l'Equateur...Du milieu du monde au sud de l'Equateur... Du milieu du monde au sud de l'Equateur... Le groupe se sépare le temps d'une journée. De toute façon, Loryne est à nouveau en délicatesse avec son ventre.

      

      

      

      

      

     Nous faisons la connaissance d'un couple de jeunes belges (Aurélie et Julien) qui comme nous parcourent le sous-continent. Une rencontre rapide mais sympa à échanger infos et souvenirs. Tôt le matin, les nuages gris plafonnent. Le spectacle des cascades n'est  du coup pas fantastique. On se risque malgré tout à se suspendre dans une "Tarabita". Du milieu du monde au sud de l'Equateur... Comme Otavalo, Banos aurait mérité davantage de temps mais l'humidité nous incite à tenter notre chance dans la région de Riobamba. Du milieu du monde au sud de l'Equateur...

     

      

      

      

      

      Immersion à Guamote

    Le temps passe. Ue courte halte à Guano pour déjêuner, croquer dans une "chola" (spécialité patissière locale) et apprécier l'art du tissage artisanal.Du milieu du monde au sud de l'Equateur... Nous reprenons ensuite notre chemin vers Riobamba où nous devons rendre la voiture de location. Une fois terminées les discussions avec les loueurs jamais à court d'arguments pour vous faire cracher l'oseille (on n'a rien lâché!!), nous montons dans le bus pour Guamote. Riobamba n'est pas très attirante et le "Routard" présente Guamote en bref: trou perdu, marché le jeudi, ambiance rurale garantie. Du milieu du monde au sud de l'Equateur...

    A la nuit tombante, nous débarquons. Dans le seul hôtel, la gérante veut nous extirper 45 billets verts... Après discussion, ce sera 30! On n'est pas à New York!! A peine entrés dans la chambre humide et un peu glauque, nous ressortons pour manger. A la veille du marché, les habitants se couchent plus tôt que les poules. Autour de notre soupe et du riz-poulet, nous échangeons quelques mots avec José et Transito. Ce jeune couple, nous raconte le rude quotidien des paysans qui, comme eux, travaillent la terre. Ils nous invitent à les retrouver demain sur la feria où chaque semaine ils viennent vendre le fruit de leur labeur.

    Aux premières heures du jour, les klaxons annoncent l'arrivée des premiers marchands. A pieds, chargés de lourds fardeaux ou entassés à l'arrière des véhicules, hommes, femmes, enfants et même animaux passent sous notre fenêtrDu milieu du monde au sud de l'Equateur...e en direction du centre.

    A peine réveillés, nous sommes déjà dans l'ambiance... Dès la sortie de l'hôtel, les vendeurs étalent leurs produits sur les pavés. Plus on s'avance vers la place, plus  ça grouille. Entre les marchandises et parmi la foule de plus en plus dense nous nous frayons un passage. Sous les chapeaux de toutes formes, les regards nous frôlent parfois avec étonnement mais jamais avec méfiance. Au temps du train, quelques gringos s'égaraient jusqu'ici mais depuis qu'il est en restauration ils se font bien rares. On se sent d'abord mal à l'aise mais bien vite, on se rend compte que chacun est trop occupé à sa besogne pour s'intéresser à nous. Nous descendons un peu en contrebas du village par un chemin boueux qui mène au marché aux bêtes. Moutons, cochons et quelques Du milieu du monde au sud de l'Equateur...lamas sont tâtés, soulevés pour y être vendus...Du milieu du monde au sud de l'Equateur...

      

      

      

      

      

    Bêtes et dollars s'échangent dans une ambiance sereine et les nouveaux propriétaires quittent les lieux tenant au bout d'une corde leur acquisition sur pattes. Du milieu du monde au sud de l'Equateur...Du milieu du monde au sud de l'Equateur...

    Du milieu du monde au sud de l'Equateur...Du milieu du monde au sud de l'Equateur...Retour sur la place. Les vendeurs proposent des quantités de produits d'une extraordinaire variété: farine de blé, de maïs, épices, légumes et fruits en tout genre, viande de mouton, de porc, cuyes (cochons d'inde), poissons frais ou séchés, herbes à fourrage, quincallerie, chapeaux, textile...

    Des cuisinières improvisent des cantines et de bonnes odeurs s'échappent des marmites fumantes... Des sonos criardes balancent des sermons bibliques pendant que des chanteurs s'égosillent devant un public apparement pas habitué à ce genre de "concert".

    Fin d'après-midi; Nous partirions bien mais les bus sont pleins à craquer. Impossible de quitter la ville...

    Une journée chez les Quechuas.

    Comme prévu, nous retrouvons José qui tout en décortiquant des "havas" (fèves) nous en apprend un peu plus sur les Quechuas, leur langue, leurs coûtumes. Il nous invite à passer la journée de demain chez lui...excellente opportunité. Nous acceptons.

     En temps normal, il n'aurait rien proposé tant le travail les submerge mais demain c'est "fanesca" (veille de Pâques), un de leurs seuls jours fériés

    A 9h, José vient nous chercher à l'hôtel. Un taxi nous dépose en dehors de la ville, chez ces beaux-parents. Du milieu du monde au sud de l'Equateur...José nous amène faire le tour de ses champs et nous détaille les techniques de culture et d'irrigation suivies depuis toujours. Ici pas de machines ni d'engrais, tout se fait naturellement avec des outils souvent rudimentaires. La vie est organisée en communauté de façon à favoriser l'entre-aide et les échanges. L'essentiel du temps est consacré au travail. Pas de place pour les loisirs et le repos!!! Du milieu du monde au sud de l'Equateur...Du milieu du monde au sud de l'Equateur...

    Du milieu du monde au sud de l'Equateur...En ce jour saint, sa communauté organise une procession pour commémorer la crucifixion du Christ. Très pauvres et très croyants, ils placent la religion au centre de leur vie. José habite avec sa femme et sa fille Noémie, une maison de briques restangulaire sans confort pour laquelle il a dû s'endetter. Un lit, quelques gamelles et deux chaises en plastique meublent les 3 minuscules pièces de béton brute. Plein de générosité, il nous offre un repas trop copieux et nous propose de monter notre tente à l'intérieur de sa case. L'après-midi file lentement entre discussions, processions et orages. Un léger repas et dès 20h nous rentrons tous les 5 dans la tente. Le sommeil s'impose car dès demain le travail les attend dès le lever du jour. Ne voulant pas les retarder, nous nous préparons et quittons José et sa famille au petit matin.

    Devant la station service, le bus pour Canar nous embarque.

      

      

    Du milieu du monde au sud de l'Equateur...Ingapirca, notre destination est le seul site de vestige Inca d'Equateur. En voyant défiler les montagnes par la vitre on se demande si le quotidien des Incas était bien différent de celui des communautés Quechuas d'aujourd'hui. Du milieu du monde au sud de l'Equateur...

     

      

     

     


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